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Tite-Live et l’ambassade de Prusias II : un récit d’”hospitium”? 

Tétradrachme représentant le roi Prusias II (RG 10a)

 

 

 

 

 

Amorcée à partir du milieu du IIIe siècle a.C., l’affirmation progressive de Rome comme puissance dominante du monde méditerranéen a fait du Sénat romain un interlocuteur diplomatique incontournable et entraîne en conséquence une multiplication des ambassades étrangères dépêchées vers l’Vrbs, pour négocier des alliances, soumettre des différends à son arbitrage, se justifier ou simplement s’assurer la faveur des Patres1. Ainsi, pour le seul monde grec, pas moins de 780 délégations sont répertoriées à ce jour pour la période républicaine2. Cet afflux – dont l’ampleur devait sans doute être comparable pour les ambassades issues d’autres régions du bassin méditerranéen – a entraîné une formalisation progressive des procédures qui encadraient leur réception au sein de la cité romaine3.

Ces ambassades, une fois parvenues à Rome, doivent nécessairement trouver un lieu pour être logées et nourries le temps de leur séjour. Cela suppose soit la préexistence de liens d’hospitalité privée (hospitium priuatum) entre les légats dépêchés et des particuliers romains, soit l’octroi d’une hospitalité publique (hospitium publicum) par le Sénat, formalisée par un senatus consultum et prise en charge par le trésor public, soit encore, en l’absence de l’un et l’autre, que les ambassades y pourvoient à leurs propres frais auprès des acteurs de l’hospitalité mercantile4. Les modalités du logement offert varient en outre en fonction de la situation diplomatique de l’État mandataire et du rang de ses représentants. Par exemple, seules les ambassades issues des peuples amis ou alliés de Rome peuvent séjourner à l’intérieur du pomerium. Enfin, si la générosité de l’hospitalité publique se limitait d’ordinaire au gîte et au couvert pour les simples envoyés des cités, ce sont plutôt des demeures ou des appartements que se voient pour leur part attribuer les personnalités royales5.

L’année 167 a.C. nous offre sans doute, telle que la relate le récit livien, les deux exemples d’ambassades les plus détaillées de la tradition littéraire pour la question des modalités de l’hébergement de délégués étrangers. Ces deux ambassades montrent en outre combien la situation géopolitique influe sur la capacité à être accueilli ou non dans les formes. D’un côté en effet, les membres d’une ambassade rhodienne, en raison de leur neutralité lors de la guerre contre Persée, se voient refuser toute hospitalité publique et sont dès lors contraints de séjourner hors les murs de la cité à leurs propres frais6 ; de l’autre, l’ambassade du roi Prusias II de Bithynie et de son fils, apparemment mieux disposée vis-à-vis de Rome, est accueillie avec une générosité exceptionnelle7.

Si le témoignage de l’hospitalité rompue, pour l’ambassade rhodienne, a été à ce jour bien étudié dans l’historiographie8, et ce notamment sous l’angle de la question des modalités concrètes de l’hébergement9, l’accueil réservé à Prusias II n’a, à notre connaissance, été envisagé que pour ce qu’il peut révéler des ambassades royales10, des tractations plus « officieuses » des ambassadeurs à Rome et de la dimension informelle liée à leurs mandats, notamment en ce qui a trait aux démarches de lobbying qui pouvaient avoir lieu en amont de leur réception officielle par les Patres11. Cette ambassade ne semble en revanche avoir suscité aucune analyse du point de vue des modalités concrètes de l’hébergement, alors même que le récit livien abonde en détail quant aux prestations et aux enjeux matériels qui sont associés à l’accueil du souverain bithynien.

Plus remarquable encore, les différentes prestations d’accueil prodiguées à ce dernier ne sont jamais explicitement présentées, dans le récit livien, comme relevant d’une relation d’hospitium, pas plus que Tite-Live ne qualifie le Sénat ou le souverain bithynien d’hospites. On ne peut toutefois manquer d’être frappé, à la lecture du passage, par la correspondance entre les prestations que l’historien padouan prête au Sénat et les devoirs qui sont traditionnellement associés à l’hospitalité. Nous démontrerons dès lors dans ce billet que cet accueil s’assimile bien à de l’hospitium, bien que Tite-Live ne l’ait pas désigné comme tel, ce qui complexifie l’interprétation du passage. Nous reviendrons, pour ce faire, sur le contexte de l’ambassade bithynienne de 167 a.C. et sur le traitement qu’en propose Tite-Live, pour ensuite confronter successivement les différentes prestations attribuées par ce dernier à l’accueil de cette ambassade aux principaux devoirs qui sont traditionnellement associés à la relation d’hospitium. Cette progression, en effet, permettra de mieux saisir, à la lumière du contexte discursif de ce passage, la manière dont Tite-Live se sert du modèle implicite de l’hospitium pour embellir le récit de cette ambassade particulière et le rôle du Sénat romain dans cet épisode.


Auteur: Tite-Live
Oeuvre : Ab Vrbe condita
Date : entre 27 a.C. et 17 p.C.
Date de l’épisode relaté : 167 a.C.
Langue : latin
Genre littéraire : historiographique
Genre du passage : récit d’une ambassade
Référence : Ab Vrbe condita, XLV, 44

Le roi de Bithynie rend visite aux Romains : l’ambassade de 167 a.C. et son récit chez Tite-Live

L’ambassade de Prusias II à Rome en 167 a.C. fait suite à la troisième guerre de Macédoine, durant laquelle le roi de Bithynie avait initialement adopté une politique de neutralité vis-à-vis des deux belligérants romains et macédoniens. Prusias II avait même dépêché, à l’instar des Rhodiens, une ambassade au Sénat en 169, afin de proposer que son royaume intervienne en tant que puissance médiatrice pour négocier la paix entre Rome et Persée12. Cette initiative diplomatique aurait néanmoins suscité l’irritation du Sénat romain, hostile à toute tentative d’arbitrage extérieur, comme le laisse notamment supposer l’absence suspecte de mention de la réponse officielle faite à ces deux ambassades dans le récit livien13. La visite qu’effectue Prusias à Rome deux ans plus tard – dont il est question dans cette étude – pourrait dès lors s’expliquer par la volonté du souverain bithynien d’apaiser les tensions qu’aurait suscitées sa précédente tentative d’arbitrage. Cette interprétation pourrait par ailleurs expliquer le comportement exceptionnellement servile que Polybe attribue au roi pour ce même épisode (où il se serait présenté au Sénat en tenue d’affranchi), ce que l’historien mégalopolitain juge indigne de la majesté royale et passe volontairement sous silence, estimant « qu’il serait indécent de [la] rapporter dans un ouvrage historique »14.

Tout au contraire, Tite-Live présente sous un jour positif le séjour romain du roi bithynien , dans une séquence narrative qui s’ouvre en ces termes :  

Eo anno rex Prusias uenit Romam cum filio Nicomede. Is magno comitatu urbem ingressus ad forum a porta tribunalque <Q.> Cassi praetoris perrexit concursuque undique facto deos, qui urbem Romam incolerent, senatumque et populum Romanum salutatum se dixit uenisse et gratulatum, quod Persea Gentiumque reges uicissent, Macedonibusque et Illyriis in dicionem redactis auxissent imperium. Cum praetor senatum ei, si uellet, eo die daturum dixisset, biduum petiit, quo templa deum urbemque et hospites amicosque uiseret.

Cette année-là, le roi Prusias vint à Rome avec son fils Nicomède. Entré dans la ville entouré d’une suite nombreuse, il continua sa route de la porte jusqu’au forum et au tribunal du préteur <Q.> Cassius, et, comme un grand rassemblement s’était formé de toutes parts, il dit qu’il était venu saluer les dieux qui habitaient la ville de Rome, ainsi que le sénat et le peuple romain, les féliciter d’avoir vaincu les rois Persée et Gentius et d’avoir, en soumettant à leur pouvoir et les Macédoniens et les Illyriens, agrandi l’Empire. Le préteur lui ayant dit que le sénat lui accorderait audience le jour même, s’il le voulait, il demanda deux jours pour visiter les temples des dieux, la ville, ses hôtes et ses amis15.

Sur les neuf auteurs antiques qui évoquent, à des degrés divers, l’ambassade de Prusias II en 167 a.C., le récit livien relève de la tradition dite « annalistique romaine » qui, à la différence des six témoignages grecs conservés16, s’acharnent moins à condamner le comportement du roi bithynien qu’à réorganiser l’épisode autour de la conduite du Sénat, de manière à en projeter une image plus conciliante et à en faire une démonstration exemplaire de la politique extérieure romaine17. Quelle que soit la conclusion retenue quant à la fidélité historique du récit que propose Tite-Live18, on constate que l’historien met en scène les prestations attribuées par le Sénat à Prusias au cours de la trentaine de jours que dure sa visite, de manière à les représenter, au moins implicitement, comme une relation d’hospitium, et donc sous un jour résolument positif.

Un roi et un Sénat : un hôte accueille son hôte

Ainsi que nous allons le démontrer, les décisions que Tite-Live prête au Sénat dans le cadre de l’accueil du roi Prusias et de sa suite semblent refléter une transposition, à l’échelle de la cité, des devoirs traditionnellement associés à l’hospitalité privée. Ce constat est d’autant plus remarquable que le récit ne qualifie jamais explicitement les rapports entretenus entre le Sénat et le souverain bithynien de relation d’hospitium, ni ne recourt au vocabulaire habituellement associé à cette institution. Or, la relation qui transparaît dans ce passage semble, dans sa mise en œuvre concrète, organisée selon les mêmes normes, comme le montrera successivement l’examen des prestations accordées au souverain.  

L’hospitalité romaine reposait avant tout sur la prise en charge des besoins les plus élémentaires du voyageur avec qui la relation était entretenue, incarnés au premier chef par les modalités matérielles du gîte, du couvert et du confort19. Cette logique est précisément celle sur laquelle s’ouvre l’accueil du roi, et ce avant même son audience auprès des Patres :

Datus, qui circumduceret eum, <L.> Cornelius Scipio quaestor, qui et Capuam ei obuiam missus fuerat ; et aedes, quae ipsum comitesque eius benigne reciperent, conductae […] L. Cornelius Scipio ne ab eo abscederet sumptumque ipsi et comitibus praeberet […]  

On lui donna comme guide le questeur <L.> Cornélius Scipio qui avait aussi été envoyé à Capoue au-devant de lui. Et on loua pour lui une maison où il put, lui et sa suite, être généreusement accueilli […] L. Cornélius Scipio ne devait pas s’éloigner de lui et aurait à subvenir à ses dépenses, à lui et à ses compagnons […]

Si l’hébergement matériel, incluant le gîte et le couvert, est explicitement assuré par la location d’une demeure destinée à recevoir le roi et sa suite, le confort est à la fois sous-entendu par la formule benigne recipere et par la précision que le questeur L. Cornélius Scipio avait été dépêché auprès de lui pour assumer l’ensemble de ses dépenses. On relèvera que ce questeur était le fils de L. Cornélius Scipio Asiagenes, dont les rapports privilégiés avec Prusias Ier sont bien attestés20. Sans permettre d’établir l’existence d’une relation d’hospitalité entre les deux hommes, cette continuité familiale n’en demeure pas moins compatible avec le caractère souvent héréditaire des relations d’hospitium.   Par cette présence constante, L. Cornélius Scipio apparaît comme un représentant concret de l’hospitalité exercée par le Sénat, dans la mesure où il est chargé d’en assurer personnellement la mise en œuvre auprès du souverain bithynien, au nom de la collectivité des Patres.

Au-delà de cette prise en charge matérielle du voyageur, l’hospitium priuatum visait aussi à favoriser temporairement l’intégration de l’étranger dans la communauté de l’accueillant, par une succession de gestes, de pratiques et de rites plus ou moins cultuels qui contribuaient à donner une forme concrète à la relation et à en affermir les liens21. Cette intégration pouvait notamment s’opérer par des échanges formels de cadeaux, ou encore par la participation commune à des sacrifices, le plus souvent accomplis en l’honneur des divinités de la cité de l’hospes accueillant. Or, c’est encore une fois autour de telles pratiques rituelles que semble s’amorcer l’accueil du roi bithynien d’après le récit de Tite-Live :  

Munera ei ex… sestertiis iussa dari et uasorum argenteorum pondo quinquaginta. Et filio regit Nicomedi ex ea summa munera dari censuerunt, ex qua Masgabae, filio regis Masinissae, data essent ; et ut uictimae aliaque, quae ad sacrificium pertinerent, seu Romae seu Praeneste immolare uellet, regi ex publico sicut magistratibus Romanis praeberentur […]

Ordre fut donné de lui remettre des présents d’une valeur de… sesterces et des vases d’argent d’un poids de 50 livres. Au fils du roi, Nicomède, on décida de faire des présents d’une valeur égale à celle de ceux donnés à Masgaba, fils du roi
Masinissa ; des victimes et autres choses relatives au sacrifice qu’il voulait faire [soit à Rome, soit à Pénestre] seraient fournies au roi aux frais du trésor public, comme aux magistrats romains […]

Le terme de munera (munus) renvoie ici à la notion de présents diplomatiques22, donnés sous forme de monnaie de bronze ou d’objets, dont la valeur est indiquée selon leur poids en argent. Si la nature de ce type de présents n’a pas encore trouvé une interprétation consensuelle dans l’historiographie – Th. Mommsen et J.-L. Ferrary les rapprochant respectivement des concepts d’allocation journalière et d’indemnité de séjour23, tandis que B. Grass les interprète plutôt comme un type contribution destiné à couvrir une partie des frais de sacrifices24 – il nous semble pour notre part, dans le cas particulier du récit livien de cette ambassade, difficile d’y voir une quelconque forme de dédommagement, qu’ils soient liés aux frais de séjour ou aux sacrifices. En effet, Tite-Live précise explicitement, dans d’autres sections du passage, que les dépenses du roi devaient être prises en charge par L. Cornélius Scipio et que les fournitures liées aux sacrifices seu Romae seu Praeneste25 étaient fournies aux frais du trésor public. Ces munera nous paraissent donc plus justement assimilables au concept de présents honorifiques, dont la fonction semble bien s’accorder avec la logique d’échange réciproque de cadeaux caractéristique des relations d’hospitium. On relèvera en outre, comme autre cadeau offert au roi bithynien, la donation – ou prêt, en fonction de l’importance que l’on accorde à la formule dono datam26 – d’une flotte de vingt navires de guerre qui mouillaient jusqu’alors à Brindes, et qui sont dits, via la formule vague de quibus uteretur, être mis « à sa disposition »: 

[…] et ut ex classe, quae Brundisi esset, naues longae uiginti adsignarentur, quibus uteretur ; donec ad classem dono datam […]

[…] et, de la flotte qui se trouvait à Brindes, 20 vaisseaux de guerre seraient mis à sa disposition. En attendant que le roi eût rejoint la flotte qu’on lui avait donnée […]

En parallèle, le refus du roi Prusias, expressément rapporté par l’historien, d’accepter l’ensemble des présents que voulait lui offrir le Sénat pourrait éventuellement être interprété comme participant, d’une manière indirecte, d’une manière de rivaliser en générosité :

Mire laetum ex ea benignitate in se populi Romani regem fuisse ferunt ; munera sibi ipsi emi non sisse, filium iussisse donum populi Romani accipere.

L’on rapporte que le roi fut rempli d’une joie extraordinaire à la suite de cette générosité du peuple romain à son égard, qu’il ne permit pas qu’on lui achetât des cadeaux pour lui-même, mais qu’il avait ordonné à son fils d’accepter le don du peuple romain.

La retenue de Prusias II répondrait dès lors à la générosité romaine. D’une manière similaire, un autre contre-don pourrait résider dans le souhait manifesté par le roi d’offrir un sacrifice à Préneste, en plus de celui célébré sur le Capitole. Cette initiative, ainsi que la relevé B. Grass, constitue une demande exceptionnelle, sans équivalent dans les autres récits d’ambassades que rapporte Tite-Live27 :

Petiit, ut uotum sibi soluere, Romae in Capitolio decem maiores hostias et Praeneste unam Fortunae, liceret – ea uota pro uictoria populi Romani esse – […]

Il demanda qu’il lui fût permis d’acquitter un vœu, celui d’immoler à Rome, au Capitole, dix victimes majeures et une à Préneste, à la Fortune ; c’était des vœux pour la victoire de Rome […]

Ce vœu de Prusias pourrait dès lors s’interpréter comme la volonté du souverain de solliciter, par ses sacrifices, la faveur des divinités au bénéfice de Rome, offrant ainsi à la cité un bienfait d’ordre religieux en réponse aux largesses dont lui-même était bénéficiaire. Il s’agirait d’une manière originale d’assurer la réciprocité propre à la relation d’hospitium.

Conclusion

Il apparaît en somme que Tite-Live, dans le cadre de sa tentative d’embellissement de la réception romaine de l’ambassade du roi Prusias II en 167 a.C., a fait usage, dans sa description des prestations offertes, des codes de l’hospitium, mais sans pour autant les désigner comme tel. Tandis que le Sénat se présente et agit comme un hôte accueillant, Prusias adopte, en retour, l’attitude conforme à celle d’un hôte accueilli. Ainsi, à rebours du récit plus sévère transmis par Polybe et repris, à des degrés divers, par d’autres auteurs grecs qui se sont aussi livrés à la description de cette ambassade, ce recours aux normes de l’hospitium semble avoir fait office d’instrument permettant de présenter positivement la réception romaine, et de réhabiliter tant Prusias que le Sénat. Peut-être pourrait-on voir, dans cet embellissement, une manière d’offrir un contrepoint au traitement réservé, la même année, à l’ambassade rhodienne. Les égards offerts à Prusias contrasteraient avec l’inhospitalité manifestée plus tôt envers les Rhodiens et contribuerait à mettre en scène un Sénat qui, lorsque les circonstances le justifiaient, savait accueillir les ambassades étrangères avec générosité et bienveillance.  

 

Bibliographie

Documents antiques

Polybe, Histoires, trad. Denis Roussel, Paris, Gallimard, coll. « Quarto », 1970.

Tite-Live, Histoire romaine, livre XLV, éd. Paul Jal, Paris, Belles Lettres, coll. « CUF », 1979.

Travaux modernes

Battistoni, 2013 = Filippo Battistoni, « Une diplomatie informelle ? Quelques remarques sur les affaires des ambassadeurs grecs à Rome », dans Barthélémy Grass et Ghislaine Stouder (dir.), La diplomatie romaine sous la République : réflexions sur une pratique. Actes des rencontres de Paris (21-22 juin 2013) et Genève (31 octobre-1er novembre 2013), Besançon, Institut des Sciences et Techniques de l’Antiquité, coll. « ISTA », no 1302, 2015, p. 175-188.

Bonnefond-Coudry, 2004 = Marianne Bonnefond-Coudry, « Contrôle et traitement des ambassadeurs étrangers sous la République romaine », dans Claudia Moatti (dir.), La mobilité des personnes en méditerranée de l’Antiquité à l’époque moderne : procédures de contrôle et documents d’identification, Rome, Publications de l’École française de Rome, no 341 2004, p. 529-565.

Briscoe, 2012 = John Briscoe, A Commentary on Livy : Books 41-45, Oxford, Oxford University Press, 2012, 823 p.

Canali de Rossi = Filippo Canali de Rossi, Le ambascerie dal mondo greco a roma in età repubblicana, Rome, Studi pubblicato dall’ Istituto Italiano per la Storia Antica, vol. 63, 1997, 782 p.

Ferrary, 2007 = Jean-Louis Ferrary, « Les ambassadeurs grecs au Sénat romain », dans Jean-Pierre Caillet et Michel Sot (éd.), L’audience. Rituels et cadres spatiaux dans l’Antiquité et le haut Moyen Âge, Paris, Picard, 2007, p. 113-122.

Grass, 2013 = Barthélémy Grass, « Les présents diplomatiques à Rome (IIIe-Ier siècle av. J.-C.) », dans Barthélémy Grass et Ghislaine Stouder (dir.), La diplomatie romaine sous la République : réflexions sur une pratique. Actes des rencontres de Paris (21-22 juin 2013) et Genève (31 octobre-1er novembre 2013), Besançon, Institut des Sciences et Techniques de l’Antiquité, coll. « ISTA », no 1302, 2015, p. 147-172.

Jal, 1979 = Paul Jal, Tite-Live. Histoire romaine : Tome XXXIII (Livre XLV. Fragments), Paris, Belles Lettres, coll. « CUF », 1979, 317 p.

Le Guennec, à paraître = Marie-Adeline Le Guennec, « Sang et trahison : les atteintes à l’hospitalité dans l’Ab Vrbe condita de Tite-Live », à paraître.

Le Guennec, 2021 = « Hospitality and Home », dans Joanne Berry et Andrew Wallace-Hadrill, A Cultural History of the Home in Antiquity, Londres, Bloomsbury Academic, coll. « A Cultural History of the Home », 2021, p. 141-159.

Le Guennec, 2019 = Marie-Adeline Le Guennec, Aubergistes et clients : l’accueil mercantile dans l’Occident romain (IIIe siècle av. J.-C. – IVe siècle apr. J.-C.), Rome, École française de Rome, 2019, 593 p.

Linderski 1995 = Jerzy Linderski, « Ambassadors Go to Rome », dans Edmond Frézouls et Anne Jacquemin, Les relations internationales : Actes du Colloque de Strasbourg, 15-17 juin 1993, Paris, Université des Sciences Humaines de Strasbourg, 1995, p. 453-478.

Mommsen 1888 = Theodor Mommsen, Römisches Staatsrech, vol. 3, Cambridge University Press, 1888, 1313 p.

Nicols, 2015 = John Nicols, « The Rituals of Hospitium : The Tesserae Hospitales », dans John Bodel et Nora Dimitrova (éd.), Ancient Documents and their Contexts : First North American Congress of Greek and Latin Epigraphy (2011), Boston-Leyde, Brill, coll. « Brill Studies in Greek and Roman Epigraphy », 2014, p. 190-194.

Savalli-Lestrade, 2017 = Ivana Savalli-Lestrade, « Ambassadeurs royaux, rois ambassadeurs. Contribution à l’étude du “métier de roi” dans le monde hellénistique », Dialogues d’histoire ancienne, suppl. 17, 2017, p. 695-718.

Scafuro, 1987 = Adele C. Scafuro, « Prusias II of Bithynia and Third Party Arbitration », Historia : Zeitschrift für Alte Geschichte, vol. 38, no 1, 1987, p. 28-37.

 

 

  1. Ferrary, 2007 ; Bonnefond-Coudry, 2004. []
  2. Canali De Rossi, 1997. []
  3. Bonnefond-Coudry, 2004 ; Linderski, 1995 []
  4. Le Guennec, 2019 ; Bonnefond-Coudry, 2004. []
  5. Ferrary, 2007 ; Bonnefond-Coudry 2004. []
  6. Tite-Live, XLV, 20, 4-8 ; 22 ; Canali de Rossi 1997, no 274. []
  7. Tite-Live, XLV, 44, 4-14 []
  8. Le Guennec, à paraître ; Ferrary, 2007 ; Bonnefond-Coudry, 2004. []
  9. Le Guennec, 2019. []
  10. Savalli-Lestrade, 2017. []
  11. Battistoni, 2015 ; Ferray 2007. []
  12. Tite-Live, XLIV, 14, 5-7. []
  13. Scafuro, 1987. []
  14. Polybe, XXX, 18 ; trad. Denis Roussel. []
  15. éd. et trad. Paul Jal, Paris, Belles Lettres, coll. « CUF », 1979. []
  16. Polybe, XXX, 18 ; Diodore de Sicile, XXXI, 15 ; Plutarque, Moralia, 336 D-E ; Appien, La Guerre de Mithridate, II ; Dion Cassius, fr. 69 ; Zonaras, IX, 24 []
  17. Scafuro, 1987. []
  18. Jal, 1979, p. 175-176, n. 31 ; Scafuro, 1987 []
  19. Le Guennec, 2021 ; Nicols, 2015. []
  20. Tite-Live, XXXVII, 25, 8-14 ; Briscoe, 2012 []
  21. Le Guennec, 2021. []
  22. Grass 2013. []
  23. Mommsen, 1888 ; Ferrary, 2007. []
  24. Grass, 2013. []
  25. Qui, comme l’a montré B. Grass, 2013, se traduit moins par « aussi bien à Rome qu’à Péneste » que par un choix exclusif, « soit à Rome, soit à Péneste ». Grass, 2013, p. 158. []
  26. Jal, 1979, p. 174, n. 30 ; Briscoe, 2012. []
  27. Grass, 2013. []
Marc-Antoine Nolin
Marc-Antoine Nolin

OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Marc-Antoine Nolin (29 juin 2026). Tite-Live et l’ambassade de Prusias II : un récit d’”hospitium”? . HospitAm. Consulté le 17 juillet 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/16h97


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